On a passé un week-end au Marché de Noël de Strasbourg

Fin novembre, nous sommes allés visités le Marché de Noël de Strasbourg. Il est pris d’assaut et j’ai l’impression qu’il est de plus en plus compliqué de réserver un hôtel à cette période (en tous cas, les prix s’enflamment).

Après avoir posé notre valise à l’hôtel, nous sommes partis en direction de la Cathédrale. Au pas de course ou presque, pour répondre à l’appel du vin chaud !

Voici quelques photos de notre balade et une note sur le restaurant où nous avons dîné va suivre.

Le joli sapin de Noël autour duquel se trouve des chalets d’associations.

Il faisait un peu froid, mais que c’est bon de visiter la ville, d’admirer ces maisons à colombages.

Une crèche un peu particulière.

Je n’ai pas acheté de cigogne en peluche (pas cette fois). En parlant de cigogne, un peu de street art alsacien…

Si vous aimez le pain d’épice, allez chez Fortwenger. Merci à Mlle Gima pour le bon plan.

La mode alsacienne…

Le brunch du Café Bale a l’air dingue. Nous sommes juste passés prendre un café. Une prochaine fois peut-être.
Strasbourg la nuit…Et en se promenant au milieu des chalets, on découvre celui qui propose des tartes flambées (ou Flammekueche). Faudra que j’essaie d’en faire. 

Qui dit Marché de Noël dit bière de Noël aussi !Si vous ne connaissez pas Strasbourg et son marché de Noël, allez-y. Foncez, mais prévoyez de réserver à l’avance 🙂

De passage au jardin Albert Kahn…

Profitant d’un rayon de soleil (ce qui est suffisamment rare ces derniers temps pour le souligner), nous sommes partis à l’assaut du jardin Albert Kahn.

Mais qui est donc cet Albert Kahn ? 

Né en 1860 à Marmoutier, dans le Bas-Rhin, Albert Kahn est issu d’une famille aisée de commerçant juifs. Arrivé à Paris à 16 ans, il enchaine quelques petits boulots. En parallèle, il poursuit ses études et obtient un bac L, un bac S et une licence de droit. Un peu avant la fin du siècle (1898 pour être exact), il crée sa propre banque, ce qui lui permettra d’amasser une fortune considérable. Grâce à elle, Albert Kahn va pouvoir oeuvrer à son idéal de paix universelle. Entre 1898 et 1931, il crée diverses fondations pour favoriser la compréhension entre les peuples et la coopération internationale. Malheureusement, le jeudi noir va mettre un frein à ses projets.

Le musée et les jardins

Nous n’avons pas visité le musée lors de notre promenade éclair. Nous avons néanmoins pu admirer quelques photographies situées en extérieur. Animé par un idéal de paix, Albert Kahn a donné corps à son inspiration en finançant plusieurs campagnes photographiques et cinématographiques. Les équipes utilisent deux inventions des frères Lumière, le cinématographe et l’autochrome. Les sujets des films et des photographies sont variés : la vie économique, politique et sociale, l’habitat, les costumes, l’art, la culture, les religions,… Ce sont ainsi quelques 72.000 autochromes qui ont été produites (premier procédé industriel de photographie couleur commercialisé en 1907) et pas moins de 180.000 mètres de films 35 mm noir et blanc (représentant environ 100 heures de projection).

Côté jardin, Albert Kahn a initié un genre particulier : le jardin dit « de scènes ». Il s’agit d’un jardin mappemonde, faisant passer le promeneur d’un pays à l’autre. L’ensemble se compose de deux jardins japonais, d’un jardin français complété par un verger-roseraie, d’un jardin anglais, d’une forêt vosgienne, d’une forêt dorée, d’une prairie et d’une forêt bleue.

Le jardin et le musée sont ouverts du mardi au dimanche de 11h à 18h, y compris les jours fériés. L’entrée est payante (3 euros pour un adulte, gratuit pour un enfant de 4 ans). Le jardin Albert Kahn est situé au 10-14 rue du Port à Boulogne BIllancourt. Le métro le plus proche est le terminus de la ligne 10 (Boulogne Pont de St Cloud).

A visiter dès que le soleil repointera le bout de son nez.