[bd] Les lectures de juillet : Naheulbeuk, Murena

Peu d’achat de bandes-dessinées ce mois-ci (j’ai passé tout mon temps libre ou presque à Disneyland. Parmi les nouvelles acquisitions : le tome 12 des aventures de la Compagnie des Fiers de Haches (a.k.a. Le Donjon de Naheulbeuk), mais aussi le tome 9 de Murena. Je pensais que cette dernière série était terminée, suite à l’incendie de Rome dans le tome 8. Que nenni.

Le donjon de Naheulbeuk

C’est ce qu’on pourrait appeler une B.A.L.C ou Bd à la con. C’est n’imp’ mais c’est drôle. Rappelons qu’au début il s’agissait de « podcasts », puis sont arrivées les BD, puis ont été publiés des bouquins,… On passe un bon moment, mais si on peut parfois avoir l’impression que les auteurs font durer l’histoire vendre du papier. On recommande.

Murena

Alors cette série, ça a été une claque. Un peu comme De Capes et De Crocs. L’histoire se passe dans la Rome antique. C’est hyper bien documenté (on pourra regretter à ce titre que les renvois se fassent en fin d’ouvrage, obligeant le gentil lecteur à des aller et venues parfois pénibles, mais nécessaires pour saisir toute l’histoire). J’aime tout dans cette BD : le dessin, les encrages, la documentation,… Dans le tome 9, nous assistons à la reconstruction de Rome après un important incendie. Je n’en dis pas plus pour éviter tout spoiler.

Chose intéressante, pour l’achat de la BD « physique », vous pourrez télécharger la version numérique gratuitement…

… ce qui me rappelle un échange avec John Paingout au sujet de la BD numérique. Lors de sa semaine « pizza », j’ai eu le plaisir de déjeuner avec lui. Nous nous étions croisés plusieurs fois, sans vraiment prendre le temps de discuter. Un mec bien. On a parlé de dématérialisation des contenus. Jusqu’à assez récemment, je ne jurais que par les bouquins papier. Jusqu’au Kindle.

Paingout, lui, va plus loin. Il a (presque) arrêté le papier pour la BD. Pour le moment, je ne le comprends pas. Enfin si, je comprends en partie. Ma bibliothèque est en train de dégueuler de BD et je vais bientôt me retrouver avec un problème de place. Seulement aujourd’hui, équipé d’un iPad mini, la lecture de e-BD est un peu fastidieuse. Pas de device adéquat. Pourtant l’offre légale est là et n’est pas trop dégueulasse (comprendre, on peut trouver quand même pas mal de BD).

Bref, tout ça pour dire qu’un jour peut-être je passerai à la BD numérique. Je vais profiter de mon exemplaire de Murena offert pour tester…

[BD] Murena, une bande-dessinée pour les fans de Rome antique…

J’ai découvert il y a quelques temps déjà, dans les allées de la Fnac, Murena, une bande-dessinée dont l’action se déroule sous le règne de l’empereur Claude. Ce dernier est sur le point de répudié Agrippine pour épouser Lolia Paulina. Mais l’empereur est empoisonné et Lolia Paulina assassinée. La défunte est la mère de Murena, ami de Néron, lequel est le fils d’Agrippine, laquelle est la commanditaire du double meurtre… Voilà une intrigue qui promet !

Murena est une bande-dessinée de Jean Dufaux (scénariste) et Philippe Delaby (dessinateur), éditée aux éditions Dargaud. Cette fresque historique se compose pour l’heure de six volumes, répartis en deux cycles.

Dans le cycle de la mère (Le pourpre et l’or, De sable et de sang, La meilleure des mères, Ceux qui vont mourir…), on assiste aux manoeuvres d’Agrippine destinées à permettre à son fils d’accéder au trône à la place de Britannicus, le fils du défunt empereur Claude. Le cycle de l’épouse (La déesse noire, Le sang des bêtes) met en scène Popée, la favorite de Néron, dans ses basses oeuvres. On retrouve Murena, toujours à la recherche du meurtrier de sa mère, ainsi que les gladiateurs Balba et Massam…

Verdict 🙂 : je conseille !

J’ai beaucoup aimé le dessin et l’histoire (et je ne suis pas le seul…). Les 6 tomes sont extrêmement bien documentés, et plusieurs notes explicatives renvoient en fin d’ouvrage (le tome 4 est préfacé par Michael Green, chercheur au King’s College et consultant pour le film Gladiator, lequel salue le travail réalisé par Delaby et Dufaux). Murena pourrait presque faire office de livre d’histoire sur le monde antique. Bref, une bande dessinée intelligente, belle, que je prendrai plaisir à relire.

[BD] Le Fléau des Dieux…

ça y est, j’ai enfin trouvé le temps de dévorer les quatre premiers tomes de la série le Fléau des Dieux.

Le Fléau des Dieux, c’est l’histoire du combat que se livrent Attila et Flavius Aetius, retranscrite dans un univers SF (c’est la guéguerre des Romains contre les Huns… dans l’espace).

Cette saga, dont le premier tome « Morituri te salutant » a été publié en 2000, a été écrite par Valérie Mangin, dessinée et encrée par Aleksa Gajic, le tout d’après une idée de Denis Bajram (dont je reparlerai une fois que j’aurai terminé de lire Universal War One !)

Le Fléau des Dieux, l’histoire…

Le nouvel empire romain galactique est envahi par des hordes de Huns, assoiffés de sang. Affaibli, l’empire signe la paix avec Rua, le roi des Huns. Pour sceller cet accord, cinq jeunes hommes et cinq jeunes femmes sont envoyés aux barbares pour être sacrifiés à Kerka, la déesse vénérée par les Huns. Lors de la cérémonie, et sur fond de magouille politique, une jeune femme n’est pas tuée. Elle est considérée dès lors par le peuple barbare comme la réincarnation de la déesse Kerka. Il s’agit de Flavia Aetia, dont Attila va se servir pour poursuivre la guerre contre l’Orbis.

Je n’en révèle pas plus sur l’intrigue pour ne pas gâter le plaisir de ceux qui voudraient se lancer dans l’aventure…

Une saga en 6 tomes…

Le Fléau des dieux est composées de six albums :

  • Morituri te salutant, paru en novembre 2000
    Ou comment la jeune Romaine, Flavia Aetia, se découvre être l’incarnation d’une déesse hun avide sang et tombe amoureuse du prince Attila lui-même.

  • Dies Irae, paru en octobre 2001
    Ou comment Flavia Aetia choisit son camp entre les Romains et les barbares tandis qu’Attila ravage l’Empire galactique.

  • Ubi et Orbi, paru en octobre 2002
    Ou comment Flavia Aetia convainct l’impératrice Galla Placidia de lui donner le commandement des légions de l’Orbis pour combattre Attila.

  • Vae victis, paru en janvier 2004
    Ou comment la Rome stellaire voit les légions impériales de Flavia affronter la horde des Huns d’Attila dans une bataille cosmique.

  • Dei ex machina, paru en février 2005
    Où Attila et Flavia vont enfin savoir qui est derrière la guerre entre les Huns et l’Orbis. Et surtout qui les a créés et manipulés.

  • Exit, paru en juin 2006
    Attila et Flavia délivreront-ils l’humanité du fléau des Dieux ?