(re) Visiter Londres pendant une semaine (avec un enfant)

Pour son anniversaire, j’avais promis à mini-moi que nous irions à Londres pour visiter les studios Harry Potter. Nous avons eu la chance (et le plaisir) de pouvoir y passer la semaine, avec Damien. L’occasion de faire découvrir la ville à mini-moi, et d’aller boire des pintes avec Damien.

Day 1 : arrivée à Londres

Partis de Paris en fin de matinée, nous sommes arrivés à St Pancras pour l’heure du déjeuner. L’excitation de mini-moi est à son comble car le programme indique que nous devons nous diriger vers la voie 9 3/4, située non loin de là, à la gare de King Cross.

Nous traversons donc la gare, puis la rue, pour aller à la rencontre du chariot incrusté dans le mur, attenant à la boutique Harry Potter de la voie 9 3/4 (ou The Harry Potter Shop at Platform 9 ¾ dans la langue de Shakespeare).

The Harry Potter Shop at Platform 9 ¾

Il y a beaucoup de monde et deux queues se font concurrence : celle pour se faire prendre en photo avec le charriot dans le mur et celle pour entrer dans la boutique. La première est plutôt longue (se prolongeant en dehors de la gare) et la seconde plutôt rapide. Alors, c’est décidé, ce sera la boutique !

Note pour plus tard : rien à regretter concernant le charriot si vous visitez les studios Harry Potter (car vous en retrouverez plusieurs là-bas :))
S’agissant de la boutique, vous retrouverez les mêmes articles dans la gigantesque boutique des studios. Au final, le The Harry Potter Shop at Platform 9 ¾ est à faire si vous ne visitez pas les studios. Dans le cas contraire, cela aura moins d’intérêt.

Nous trouvons quelque chose à grignoter, puis nous nous mettons en route pour Earl’s Court où nous logerons pour la semaine. Un court voyage sur la Piccadilly line et nous voici arrivés à destination. Les bagages déposés, c’est le moment de se remettre en route (on a un programme à tenir !).

Notting Hill

Mini-moi est encore jeune et la rencontre d’Anna Scott avec un libraire du quartier ne lui parle pas trop (pour le reste du pitch de Coup de foudre à Notting Hill, je vous laisse consulter AlloCiné). Nous y étions allés, ELLE et moi, lors de notre week-end en amoureux.

Nous arrivons à Notting Hill, sous une petite pluie. Le temps typique diront certains. Nous déambulons dans Portobello road, Lancaster road, jusqu’à passer devant l’Electric Cinema, le plus vieux cinéma de Londres.

Nous décidons ensuite de nous mettre en marche gentiment vers la maison, l’occasion de découvrir un peu plus la ville.

« you take the apéro? » au Old Swan

Marcher, ça donne soif. Alors, nous faisons une petite pause dans un pub du quartier de Kensington.

Et comme il est encore un peu tôt, nous poursuivons notre balade.

Kensington Gardens

Un fish & chips au King’s Head Pub

De retour à Earl’s Court, nous nous sommes arrêtés au King’s Head Pub, situé au 17 Hogarth Rd, pour déguster un fish & chips. L’occasion de laisser reposer un peu nos pieds, de débriefer cette première journée et de présenter à Damien et mini-moi le programme du lendemain.

Se promener dans le quartier de Notting Hill

Si vous passez à Londres, allez donc faire un tour à Notting Hill. Quartier huppé et à la mode situé dans le district de Kensington et Chelchea, Notting Hill se distingue par ses maisons victoriennes. Nous n’y étions pas pendant le célèbre carnaval, qui a lieu au mois d’août et qui célèbre la culture caribéenne.

A voir : la brocante de Portobello Road

Nous nous sommes promenés sur Portobello Road mais, malheureusement pour nous, nous n’y étions pas un samedi, jour de brocante. Cette dernière est devenue au fil du temps une véritable attraction (parait-il). Nous n’avons pas non plus croiser Julia Roberts et Hugh Grant, mais bon… A défaut de brocante, nous avons regardé les différentes boutiques : quelques magasins d’antiquité, d’autres de vêtements et objets vintage.

Si on revient… on ira au Carnaval de Notting Hill

Le carnaval de Notting Hill célèbre la culture des Caraïbes. La première édition a eu lieu dans le milieu des années soixante, à l’initiative d’immigrés des Caraïbes. Quelques années plus tard, il a failli être annulé car, dans les années 70-80, le carnaval était le lieu d’affrontements entre la population et les forces de l’ordre. Plus tard, le carnaval a ensuite été perçu comme une célébration de l’intégration des immigrés venant notamment de Trinidad dans la société anglaise.

Le carnaval a lieu chaque année, le week-end précédant le dernier lundi d’août. Durant ce défilé, les participants parcourent environ 5 kilomètres à travers le quartier, au (gros) son des sounds systems et autres chars qui font danser tout le monde sur de la soca (un genre musical originaire de Trinidad). Mais sont aussi diffusés du reggae (autre style musical des Caraïbes), ou encore de la house, du funk,…

Un quartier très sympa, malgré une météo un peu capricieuse. Nombreux étaient les curieux à être venus déambuler dans les rues ayant servi de décor à Coup de foudre à Notting Hill. Je ne saurais en revanche pas vous indiquer de lieux pour vous arrêter manger un bout car nous sortions repus d’un tea time chez Sketch. Nous sommes bien passés devant la boutique Biscuiteers, mais sans avoir l’idée de pousser la porte.

Notre visite du quartier terminée, nous nous sommes enfuis en direction d’Hyde Park.

Sketch London – the place to eat

Si vous êtes de passage à Londres, il vous faudra aller chez Sketch. Situé dans Conduit Street, c’est un lieu qui émerveillera vos sens. La vue tout d’abord avec le côté arty distillé sur deux étages. L’ouïe ensuite avec la musique diffusée. Et enfin (surtout), le goût, car c’est avant tout un restaurant / bar / salon de thé.

Et puis Sketch, c’est aussi Pierre Gagnaire, qui a inspiré les menus. C’est une gastronomie audacieuse, imaginative, évidemment délicieuse. Pierre Gagnaire, c’est la superstar de la gastronomie française. Triplement étoilé. Deux fois. Il distille désormais sa cuisine aventureuse et iconoclaste à Paris, Las Vegas, Tokyo, Dubaï…

Au Sketch, ce sont les chefs Johannes Nuding et Hervé Deville qui officient au nom du maître Pierre Gagnaire.

Nous ne nous sommes pas rendus chez Sketch pour déjeuner ou dîner, mais pour un « tea time ». Voici quelques photos…

Je crois que le truc le plus « ouf », ce sont les toilettes. En forme d’oeufs. C’est le spot où vous croiserez de nombreuses personnes qui – après avoir terminé – passent plus de temps dehors que dedans pour faire et partager des photos.

Columbia Road Flower Market

Sur Columbia Road, le dimanche, la rue se transforme en jardin extraordinaire. C’est dans cette rue qu’a lieu une fois par semaine le marché aux fleurs. C’est coloré, chatoyant. C’est aussi blindé de monde. Un conseil : évitez si vous venez d’acheter une paire de baskets neuves et que vous voulez tant bien que mal les garder immaculées.

Au Flower market de Columbia Road, beaucoup de vendeurs cultivent leur propres plantes. D’autres les font venir du monde entier. C’est joli et les tarifs semblent (malgré le coût de la Livre) plutôt attractifs.

Ah… j’aurais bien rapporté un olivier. Mais déjà 1/ il aurait fallu que je me le coltine toute la journée, puis au retour. 2/ Je ne suis pas certain que le contrôle aux portes de l’Eurostar ait été ravi de me voir débarquer avec mon petit arbre.

Note pour les gourmands : sur les trottoirs, il y a une petite boutique qui fait des bagels à tomber par terre.

 

East Pizza : la meilleure pizzeria de Shoreditch

East Pizza est le restaurant à faire si vous êtes amateurs de pizzas. La pizzeria est située dans un ancien entrepôt, à l’angle de Shoreditch High Street et de Bethnal Green Road.

La meilleure pizzeria de Shoreditch

Pizza East Shoreditch sert de délicieuses pizzas cuites dans un four à bois, des antipastis frais,… Bref, un petit coin d’Italie dans ce Londres bobo-hipster.

Le cadre est très sympa. Dans cet ancien entrepôt réhabilité, on trouve de grandes tables en bois, un comptoir central autour duquel vous pourrez dîner (ce que nous avons fait vu le monde qu’il y avait… et quand y’a du monde, c’est bon signe).

En cuisine (ouverte sur la salle), les pizzaiolos de East Pizza s’affairent pour délivrer (plutôt rapidement) de délicieuses pizzas cuites au feu de bois.

C’est parti, le diner chez East Pizza…

Nous avons commencé par une entrée, plutôt surprenante. Enfin, on ne s’attendait pas à ça quand on a commandé. Il s’agit du Beef, scamorza, pangritata, spring onion. Je pensais que nous allions voir arriver une planche avec de la bresaola, de la scarmoza, etc… Que nenni point donc. Voici ce qui est arrivé. Plutôt étonnant. Pas mauvais, mais déroutant. 

Passons ensuite au plat de résistance ! Une pizza marguerita pour elle, une pizza salami pour moi. Pas de débat, c’est du très très bon. La pâte est moelleuse, les ingrédients de qualité, l’ensemble généreux.

En bon bec sucré qui se respecte, elle a terminé par un dessert : une crostata. Rien de follement exceptionnel. Une tartelette surmontée d’une boule de glace.

Encore une fois, le cadre est vraiment top. La salle est plutôt grande et c’est très fréquenté (avant d’aller remplir les bars et autres pubs du coin). Peut-être un poil bruyant. Quoique… Pas tant que ça finalement (on connait bien pire dans certaines brasseries parisiennes).

Une dernière vue du bar, auquel nous nous sommes accoudés, puis attablés pour manger et boire une bière (italienne bien évidemment).Un très bon moment, dans un endroit plutôt cool. Pour vous faire une idée de leur carte, rendez-vous sur leur site.

Old Spitalfields Market : food food food

Old Spitalfields Market est un des meilleurs marchés couverts de Londres. Situé non loin de la City, ce marché mélange mode, food et vintage. Ouvert toute la semaine, le Old Spitalfields Market est particulièrement animé le dimanche.

En faisant le tour du Old Spitalfields Market…

Nous sommes tombés sur la pancarte de la maison Androuet, un cheese shop (tenu par un frenchi a priori). Nous ne pouvions pas ne pas partager ce bon mot (note pour le cheese shop : on avait très envie de rentrer, mais on aurait fait des folies, mais on avait pas de quoi conserver le fromage…).Old Spitalfields Market

What is bao ?

C’est pas tant les objets vintage ou les fringues qui nous intéressaient en venant, mais bien la bouffe ! Si je m’étais écouté, je pense que j’aurais tout goûté. Nous avons été (un peu) raisonnables, et avons fait plusieurs fois le tour du marché avant de fixer notre choix.

Elle a commencé par un « bao » (ou gua bao). Il s’agit d’un petit sandwich de pain cuit à la vapeur, d’origine taïwanaise, et qui peut être garni de viande ou de légumes. Nous avons opté pour la version « viande » un peu épicée et c’était… une tuerie ! A tel point, qu’après un énième tour de marché, nous sommes revenus en chercher un second.Old Spitalfields Market Old Spitalfields Market Old Spitalfields Market

Voici quelques autres mets que vous trouverez au Old Spitalfields Market : des gâteaux, des pizzas, des sandwichs… Et bien d’autres (que nous n’avons pas pris en photo. Sorry.).Old Spitalfields Market Old Spitalfields Market Old Spitalfields Market Old Spitalfields Market Old Spitalfields Market

Si jamais vous êtes fans de street food, c’est « the place to be » comme diraient nos cousins d’outre Manche. Côté shopping, je n’ai pas été « retourné » par les marchands (sauf peut-être par le vendeur de tee-shirts geeks). C’est plein de bracelets, lunettes de soleil, robes,… C’est mignon, mais pas forcément ce qui était dans ma shopping list du week-end.

Graffitis & Street Art et à Shoreditch

Londres, je ne connaissais que l’aéroport. Et oui, je n’avais jamais mis les pieds dans cette ville pourtant si proche avec l’Eurostar. C’est à Shoreditch que nous avons passé le week-end, un quartier (devenu) très sympa, dont les murs sont recouverts de graffitis.

Shoreditch, le Brooklyn londonien

Shoreditch se situe dans la borough de Hackney, à l’est de Londres, au nord de la City. Dans le passé, on peut dire que Shoreditch était un quartier « difficile ». Comme Brooklyn à New-York, ce quartier se « gentrifie » : comprendre par là que de nouveaux arrivants aisés s’installent dans le quartier, chassant peu à peu les habitants moins favorisés. Des bobos hipsters s’installent, tout comme des boutiques un peu pointues, des galeries d’art, des restaurants et des bars branchés.

Shoreditch, où les murs deviennent œuvres d’art

Le quartier de Shoreditch est connu pour ses fresques murales, des graffitis quoi. Il est même possible de partir à la découverte des différentes œuvres via les des « street art tours » de quelques heures à travers les ruelles et autres friches industrielles.

Shoreditch, c’est le temple de la culture street art, des graffitis, des collages… et au détour d’une rue, vous tomberez peut-être sur une pièce de Banksy.

Déambuler dans les rues, appareil photo autour du cou

Passer chez Attendant pour prendre un Americano à emporter, puis partir faire un tour dans les rues de Shoreditch, son appareil photo autour du cou. Voilà commence la première matinée de ce week-end londonien. Pochoirs, graffitis, collages…

Graffitis, des peintures rupestres modernes…

Je ne suis pas expert en graffitis, mais très basiquement, je les distingue des « tags ». Les tags sont (pour moi) une sorte de signature, un blaze posé sur un mur, un train, du mobilier urbain. Le graffiti serait quant à lui plutôt une fresque, un dessin. Si on met de côté le sujet du vandalisme, quand le propriétaire du support « graffité » n’est pas consentant, je trouve que ces œuvres urbaines égayent la ville. Et souvent, ces graffitis racontent une histoire. Un peu à la manière des peintures rupestres de nos aïeux préhistoriques. C’est une forme de témoignage de notre époque. Nous nous étions promenés à Bushwick à la découverte des graffitis, nous en avons fait de même à Shoreditch.